Les victimes des attentats de Bruxelles lancent un nouvel SOS

Cela va faire deux ans, le 22 mars, que leur vie a changé… Des victimes des attentats de Bruxelles ont aujourd’hui du mal à se reconstruire. Encore très vulnérables, elles pointent du doigt « l’enfer administratif » qu’elles traversent pour obtenir leur indemnisation.

« On nous laisse entendre qu’après bientôt deux ans, nous devrions mettre une sourdine à nos revendications », déplore Antoine (« Tony ») Van Begin, octogénaire d’Auderghem, victime de l’attentat perpétré dans le métro, à la station Maelbeek, le 22 mars 2016. « Le peu de considération que nous ressentons chez nombre de nos interlocuteurs est insupportable », renchérit Katarina Viktorsson, dont la maman a perdu la vie à l’aéroport de Zaventem, tandis qu’elle s’apprêtait à regagner Stockholm.

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« Il faut passer à autre chose »

Cette Suédoise installée de longue date en Belgique où elle a construit sa vie, s’indigne encore : « Il y a ces insinuations, ces remarques, qui nous blessent et au travers desquelles on s’entend dire : encore eux, encore cette histoire d’attentat. Ou les : Ca semble bien aller madame, vous n’avez pas besoin d’aide ; C’était il y a deux ans, ça va maintenant ; Il faut passer à autre chose. Si vous vous montrez trop fort, on vous dit que vous ne souffrez de rien. Par contre, si vous vous mettez en situation de quémander, votre dignité en prend un coup. Nous sommes constamment ramenés à notre condition de victime ».

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