Les victimes des attentats du 22 mars se sentent toujours abandonnées par l’Etat belge

 

Un an après avoir été entendues devant la commission d’enquête et malgré les recommandations adoptées à l’issue de celle-ci, les victimes des attentats du 22 mars sont toujours en colère. L’association pour les victimes de terrorisme V-Europe estime que rien n’a changé : les victimes se sentent toujours abandonnées. La reconnaissance du statut de victime, l’aide qu’elles attendaient et les indemnisations se font toujours attendre. “L’année dernière, lorsque nous avions été reçus par la Commission parlementaire, nous pensions avoir été écoutés et compris. Un an plus tard, nous en sommes malheureusement au même point”, a indiqué Philippe Vansteenkiste, qui a perdu sa sœur à l’aéroport.

 

En Belgique, les victimes de terrorisme n’ont pas été aidées“, affirme l’association qui regroupe quelque 200 victimes des attentats du 22 mars. “Pire, elles sont en détresse. La plupart des victimes sont dans une situation catastrophique tant sur le plan moral que financier. Et en face de nous, un mur inhumain et condescendant des autorités, de leurs experts et des assurances que vous dérangez et qui font tout pour vous convaincre de ne pas poursuivre votre calvaire pour obtenir réparation.

Est-il normal que le gouvernement ne tienne pas ses promesses évoquées ci et là?“, s’interroge V-Europe. “Où en sont les 10% d’invalidité minimum promis pour toutes les victimes? Où en sont les amendements promis à une première loi inadaptée aux victimes?

V-Europe dénonce également des différences de traitements entre Régions. Ainsi, la Wallonie exonère les victimes de terrorisme de droits de succession, pas la Flandre.

 

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